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[Chronique] WikiLeaks en sursis ?

[Chronique] WikiLeaks en sursis ?

Avant propos : ce texte est issu d'une chronique multimédia hebdomadaire destinée avant tout à un large public, pas forcément fait de connaisseurs, que je rédige et enregistre pour une radio locale. Je profite donc de Unity pour partager avec vous ces quelques travaux, la plateforme communautaire de LiveGen étant là pour ça.

Chronique Multimédia - Wikileaks by Néluge


L'actualité de ces derniers temps, c'est forcément WikiLeaks, ce site internet qui fait polémique suite à la divulgation de 250.000 télégrammes de la diplomatie américaine. Les pressions sont fortes, et différents moyens techniques sont mis en œuvre pour supprimer ce site de la toile qu'est internet. Premier fait, et sans doute le moins surprenant, quelques heures seulement après la mise en ligne des fameux câbles diplomatiques, WikiLeaks était sujet à des attaques DDOS, ou attaque par déni de service, rendant les données publiées indisponibles. Sur Twitter, certains hackers nationalistes américains ou russes s'arrogeront d'ailleurs la paternité de ces attaques.

Dans un deuxième temps, c'est Amazon, le prestataire technique qui hébergeait WikiLeaks sur Internet, qui est rentré dans la bataille, en coupant l'accès au site, bien que plusieurs experts en droit aient expliqué que le prestataire ne pouvait pas être responsable des contenus qu'il hébergeait. Mais les pressions auront été trop fortes sur l'entreprise américaine, des élus d'outre atlantique ayant publiquement critiqué Amazon, accusé d'être complice de la violation des secrets diplomatiques américains, voire de recel d'espionnage. Les pressions ont également été commerciales : Amazon est l'un des leaders de la vente en ligne, et les appels au boycott à répétition représentaient un risque financier certain en cette de fin d'année, période stratégique pour les ventes.

C'est donc vers un hébergeur français, OVH, que s'est tourné WikiLeaks. Autant dire que les pressions sur la société roubaisienne se sont également fait sentir, et en premier lieu politiquement. Ainsi, Eric besson, qui a pour charge de protéger les libertés numériques auprès du ministre de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, a demandé "de mettre fin à l'hébergement du site WikiLeaks en France". Je cite : "la France ne peut héberger des sites internet qui violent ainsi le secret des relations diplomatiques et mettent en danger des personnes protégées par le secret diplomatique". Mais OVH ne se laissera pas démonter, et face aux pressions entend bien faire respecter la loi. Le directeur général d'OVH, Octave Klaba, déclare qu'"Ovh n'est ni pour ni contre ce site. La question est hors sujet pour nous. Ovh est une entreprise qui fournit les infrastructures, le fameux cloud computing disponible en quelques heures, (...) et notre rôle est d'assurer cette prestation technique. C'est tout". La société s'est donc tourné vers la justice : "Compte tenu des dernières déclarations politiques, et de pressions qui commencent réellement à se sentir, nous avons décidé de saisir le juge en référé afin qu'il se prononce sur la légalité ou pas de ce site sur le territoire français. Ce n'est pas au monde politique ni à Ovh de demander ou de décider la fermeture ou pas d'un site mais à la justice. C'est comme ça que ça doit marcher dans un pays de droit", répond l'hébergeur. Pour le moment, La justice n'a pas réussi à se prononcer sur l'hébergement de WikiLeaks par OVH. À Lille et à Paris, les juges ont rejeté les requêtes formulées par l'hébergeur français. Aucun jugement n'a donc été rendu.

Le dernier épisode des difficultés que connait WikiLeaks vient maintenant des systèmes bancaires. Pour fonctionner, le site est financer par les dons. Problème : Paypal, leader des services de paiement en ligne, vient de bloquer définitivement le compte utilisé par WikiLeaks "en raison d'une violation de la politique d'utilisation acceptable de PayPal qui stipule que nos services de paiement ne peuvent être utilisés pour des activités qui encouragent, promeuvent, facilitent ou poussent autrui à commettre des activités illégales". Une démarche suivie par d'autres organismes tels que MasterCard et la banque suisse postale PostFinance, qui eux ont gelé les fonds de défense de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, ainsi que ses avoirs personnels. C'est donc une asphyxie financière qui guette maintenant le site, même si des solutions se proposent déjà à eux, comme Flattr, un service de paiement en ligne mis en place par l'ancien porte-parole de The Pirate Bay.

Mais soyons certains que dans ce grand feuilleton, de nouveaux épisodes viendront bientôt compléter cette liste non exhaustive des embuches techniques rencontrées par WikiLeaks.

Par mercredi 8 décembre 2010 à 13h06
  • Ah ca fesait longtemps la "chronique" !

    Perso moi WikiLeaks, j'en pense pas grand chose.
    On se doute bien que les politiques jouent les hypocrite entre eux tout en se serrant la main devant les cameras.
    Chaque chef d'Etat cherche à avoir des avantages pour son pays.
    Donc sortir des potins sur ceux qui controlent le monde ca fait un peu magazine "CLOSER" ou "VOICI"
    Et puis c'était quasi-sur que le mec allait devenir "WANTED", et que les agences nationales chercheraient à neutraliser son site.
    Et à la limite je me demande si les mr et mme tout le monde ne s'en foute pas des revelations diplomatiques que le site sort.
    Car ca fou plus la merde entre certains dirigeant qu'autres choses.
    Faut pas oublier que certains chef d'Etat sont à prendre avec des peincettes...
    La seule chose qui m'interesse, c'est pas ce que WikiLeaks sort, mais ces aventures pour echapper aux autorités.
    Ca fait scenario serie tv, j'aime bien :geek:
    il y a 1 année
    • Noteur de jeux (niv 1) - 25 jeux notés - Débloqué le 06 août 2010
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    • 20000 pièce d'or - Vous avez gagné 20000 pièces d'or - Débloqué le 17 novembre 2010
  • Pourtant, de ce que j'ai lu sur lemonde.fr, rien ne met la vie d'autrui en danger. Des formes alternatives se mettent en place, comme openleaks, créé par des personnes ayant bossé sur wikileaks. Le système serait différent où seuls les partenaires, comme des journaux, auraient accès, pour différencier le bon grain de l'ivraie.
    il y a 1 année
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